Groupes de pression et activités de télécommunications

vivendi

 

Vivendi a finalement choisi de vendre le 4 avril 2014 sa filiale télécoms SFR au câblo-opérateur Numéricable en dépit des efforts déployés par Bouygues Telecom soutenu par le bras armé financier de l’Etat, la Caisse des dépôts et consignations. Ce rapprochement qui établit un numéro deux puissant aussi bien dans le mobile que dans le fixe fragilise davantage en effet Bouygues Telecom après l’arrivée de Free (groupe Iliad) dans le mobile en 2012. Selon A. Montebourg, désormais Ministre de l’Economie, cette opération « va conduire à une redistribution, certainement, des cartes dans le secteur »1 mettant également en cause l’avenir des autres opérateurs Orange et Free. Ce mariage marque un nouveau rebondissement dans la guerre acharnée que se livrent les principaux opérateurs français pour contrôler le marché domestique des télécoms. Guerre des prix mais aussi des réseaux à l’image de l’enjeu majeur que revêt actuellement le déploiement de la 4G sur territoire français. Un récent rapport de l’Assemblée nationale 2 évoque ainsi une « crispation du marché des télécoms », sous l’influence subjuguée des vagues de dérégulation et numérisation, en France mais aussi plus généralement en Europe.

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