Marie Pelouse, promotion 2015

Parcours :

  • Stage dans l’agence Wellcom (juin à septembre 2014)
  • Stage de fin d’études au sein du cabinet de conseil Communication & Institutions (février à juillet 2015), suivi d’une embauche
  • Consultante au sein du cabinet Communication & Institutions (octobre 2015 à décembre 2016)
  • Création de son propre cabinet de conseil KOZ, avec Gaëtan de Royer et Arthur Bonhême (depuis janvier 2017)

Durant son intervention, Marie Pelouse nous a fait part de son parcours et son expérience. En tant que jeune diplômée, issue de la même formation que nous, elle s’est montrée particulièrement pertinente dans son approche et a su répondre à nos diverses préoccupations. Au cours de sa présentation, Marie est revenue sur l’étape cruciale du stage en tant qu’expérience formatrice et premier pas dans le monde professionnel. En s’appuyant sur ses expériences chez Wellcom et Communication & Institutions, la jeune lobbyiste nous a renseigné sur les différentes tâches auxquelles devraient s’atteler des stagiaires, et les apprentissages qu’ils pourraient en tirer.

De son passage au sein de l’agence Wellcom, notre intervenante retiendra l’acclimatation à la communication institutionnelle, une meilleure maîtrise du jargon médiatique, ainsi qu’une capacité nouvelle à se plier à l’exercice de la rédaction des documents de presse (dossiers, communiqués, …). Elle nous confirme que les médias peuvent constituer « la première pierre d’une action de lobbying ».

Alors que la fin de ses études approche, Marie souhaite se diriger vers le conseil, la multiplicité des clients au sein d’un même cabinet lui offrant ainsi la possibilité de mieux aiguiller ses centres intérêts. Finalement, son choix se fixera sur Communication & Institutions, séduite par la taille humaine de la structure et l’ambiance familiale qui y régnait. Au terme de sa collaboration de six mois, elle sera embauchée et travaillera notamment en binôme avec Gaëtan de Royer, directeur, ancien maître de stage, et futur associé.

C’est finalement à 24 ans que Marie, Gaëtan de Royer et Arthur Bonhême, trois anciens collègues, s’associent pour créer leur propre cabinet de conseil. Animés par la même volonté, déconstruire les aprioris autour de la notion de lobbying, ils créent KOZ, dont l’ambition est de se distinguer des concurrents par une ligne de conduite claire. Idéaliste à ses propres dires, l’équipe est convaincue de l’intérêt de la représentation des intérêts en démocratie. Au fil de son récit, l’identité de ce cabinet se dessine et nous surprend autant qu’il nous enchante : un cabinet de conseil dont le cœur de métier serait le plaidoyer et la consultation populaire. S’inspirant du site Parlement & Citoyens où les membres de la société civile sont invités à participer à l’élaboration de la loi, KOZ ambitionne de se distinguer de ses pairs en proposant à ses clients de recourir à des solutions de concertation, grâce à un partenariat avec Cap Collectif, développeur de plateformes participatives en ligne (tels que le Conseil Citoyen de Benoît Hamon ou la concertation relative à la candidature de Paris aux JO 2024). Le dernier succès en date de ce jeune mais ambitieux cabinet a été de convaincre l’association Admical de se prêter à ce jeu culotté mais profondément démocratique, ouvrant ainsi un Grand débat sur l’avenir du mécénat en France à l’occasion de la campagne présidentielle.

Si les entrepreneurs à la tête de ce cabinet de conseil « nouvelle génération » sont jeunes, leurs aspirations sont aussi grandes que variées. Associée, Marie partage avec nous cette joie qu’elle a de pouvoir défendre des clients divers tout en se recentrant sur des thématiques qui lui tiennent à cœur. KOZ cultive en effet certains attraits particuliers : la compétitivité des entreprises françaises et le Made in France, le développement des civic tech – pour renforcer le lien démocratique entre les citoyens et le gouvernement, et rendre le débat plus efficace, accessible et transparent – ou la défense d’associations de patients.

Au cours de son intervention, Marie a su partager avec enthousiasme et générosité son expérience professionnelle et n’a pas hésité à répondre à nos nombreuses questions de lobbyistes en herbe. En plaçant le plaidoyer citoyen au cœur de sa philosophie de représentation des intérêts, Marie Pelouse nous montre que le lobbying n’est pas réservé aux grandes entreprises. Il existe au contraire une diversité dans la représentation d’intérêts, qui correspond à la diversité de ceux qui la pratique.

Merci à Marie pour être venue et nous avoir partagé son expérience.